Notre histoire (2007-2011)

L’ASBL Solidairement, fondée en mai 2007 à Meix-devant-Virton, en même temps que la société coopérative « La débrouillardise villageoise », reprend l’épicerie du village quelques mois plus tard, avec une volonté de promouvoir les produits locaux de qualité, bio de préférence. Très vite, les animateurs de ces deux structures constatent la difficulté de s’approvisionner en légumes répondant à ces critères, compte-tenu du manque de producteurs maraîchers dans les environs.

Aidés par le CAGL, asbl d’éducation permanente à Rossignol, les bénévoles de « Solidairement » entament alors un travail de recherche de producteurs. Un groupe d’une dizaine d’entre eux se constitue dans la région transfrontalière, certains cherchant à se diversifier, d’autres démarrant une activité agricole. Ensemble, ils décident de relever le défi d’approvisionner chaque semaine 210 familles grâce à un contrat d’abonnement de paniers de légumes, prépayés avant la récolte.

Cette première expérience, qui se déroule de juin 2009 à février 2010 dans dix points de livraison, se révèle concluante tant du côté des producteurs, qui sont assurés d’écouler leur production à un prix fixé à l’avance, que du côté des abonnés qui, par leur engagement, soutiennent le développement de l’agriculture locale et reçoivent chaque semaine des légumes de qualité et de saison.

Pour accompagner leur démarche citoyenne, une gazette en ligne les tient informés de l’état des cultures, des aléas d’une telle organisation pionnière et leur transmet des recettes et conseils pour cuisiner la quarantaine de légumes proposés tout au long de l’année, certains parfois oubliés…

Une deuxième saison de paniers de légumes se prépare. Les organisateurs interrogent les abonnés via une enquête et organisent des mini-ateliers entre mangeurs et producteurs, dont l’un aboutit à la mise en place d’un système de certification bio participative. L’idée : de petits groupes composés de producteurs, abonnés et travailleurs des asbl visitent chaque producteur selon une procédure et un calendrier préétablis.

Début juin 2010, le réseau redémarre avec 260 familles, treize producteurs et une équipe d’une quinzaine de personnes sous des statuts variés (bénévoles, retraités, ALE et salariés du CAGL), pour animer le réseau et confectionner les paniers. À la demande des consommateurs, ceux-ci sont désormais plus garnis et vendus 15 euros, dont 3 euros pour payer le travail de distribution et de coordination. Un prix avantageux pour le producteur, moins pour la poignée de militants engagés dans le projet qui pourraient à la longue se décourager.

Pour assurer la continuité, ceux-ci projettent de passer la main à une coopérative groupant producteurs, consommateurs, travailleurs des asbl et autres participants dont – pourquoi pas – les communes qui s’investiraient dans la démarche en mettant à disposition des terrains agricoles. Car si le réseau est bien parti pour se développer, il a aussi ses limites : la production est pour l’instant saturée, tant au niveau des producteurs que des terrains à cultiver.

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